Il avait l'âge de ceux qui renaissent à la vie
En étouffant leur joie dans la chaleur d'une nuit
Et qui ont dans les yeux de quoi refaire le Monde
Avant de s'endormir sur le coeur d'une Blonde.
Il avait le sourire de cet homme esseulé
Qui se fond dans la foule cherchant à être aimé
Sans jamais retrouver le soleil qu'il n'a plus
Mais qui, d'un rire, rappelle ceux qui se sont perdus.
Il avait dans le coeur bien assez de douceur
Pour redonner l'Espoir aux yeux noyés de pleurs
Et accorder l'Amour sans poser de questions
A cette enfant qui tremble au feu de la passion.
Il avait une flamme dans le fond de ses yeux
Qui ravivait leurs braises et réchauffait leur bleu
Bleus comme un ciel d'été quand il s'ouvre à la Nuit
Bien plus bleus que la mer lorsqu'elle s'est endormie.
Il cachait en son âme la pure Intelligence
De ceux qui savent se taire et parler du Silence
Mais quand dansaient les mots sur sa Voix chaude et grave,
Le Monde, dans un Soupir, se jetait en ses pas...
Il avait l'eau des sources pour rafraichir son front,
Et le goût de l'été au bout de ses Chansons,
Il avait l'avenir pour soulager ses peines
Et découvrir la force ce qui briserait ses chaînes...
Il avait mon Amour et l'Ombre de ma vie
Pour apaiser sa soif et veiller sur ses nuits
Mais fou, dans son délire, il ne regardait pas
La main tendue de celle qui l'appelait tout bas.

Patricia Boymond
Recueilli par Jean-Claude Robrecht




Une silhouette blanche et élancée
Une voix superbe, grave et feutrée
Un sourire reflétant la passion
Dans le coeur, un concert de chansons
Tel est Monsieur Dassin
Qui en parfait Américain
Charme ses contemporains
Avec ses célèbres refrains
Les années qui passent, ne nous le changent plus
Il est comme un grand frère, un modèle absolu
Avec ses couplets qui chantent à notre coeur
Il offre à notre vie leurs plus belles couleurs
Il nous est venu de lui
Un univers, un paradis
Peuplés de Musique Country
Et nous l'avons suivi
Je l'ai rencontré un jour de soleil à la radio
Le bras sur une portière, il regardait des jets d'eau
Depuis, il m'a fait découvrir en musique
Les Champs-Elysées, l'Eté Indien, l'Amérique
Il te fait danser en secret
Avec ses amis: Billy le Bordelais
Le Portugais, le Lord Anglais
Et tu t'y plais.... tu t'y plai(t)s...
Ses plus chères amies
Cécilia et Valérie
Marie-Ange et Julie
Partagent ta mélancolie
Que je suis fier d'admirer son clan
Lorsque, sur scène, en costume blanc
Que ce soit en anglais ou en français
Il nous enchante avec ses succès
Ses chansons sont le miroir de notre vie
De nos espérances, parfois de nos folies
Elles dessinent autant de tableaux
Tendres, drôles ou merveilleusement beaux
Et quand sous une auréole de bravos
Toi, l'Artiste, tu termines ton numéro
Et que se ferme doucement le rideau -
Au nom de nous tous... Mille mercis, Joe.

Jean-Claude Robrecht
(Poème offert à Joe le 20 décembre 1979)


...Je l'ai écrit pour vos 38 ans, comme un symbole de la vie qui passe doucement mais qui demeure toujours... comme une éternelle prière... Rien que pour vous... et j'espère que lui aussi demeurera, comme une prière éternelle...


Des murmures, des lumières, tout mon coeur qui palpite
Une scène de feu, et tous tes musiciens
Et soudain le silence, puis des notes qui crépitent
La vie va renaître en un charme divin...
Dans une clameur brûlante, alors tu parais
Et mon regard embrasé, se braque sur toi
Cherchant dans ces secondes, apercer le secret
Qu'habilement tu caches, dans chaque geste, chaque pas...
Mon être impatient soudain se met à vibrer
Ta chaude et puissante voix éclate dans la nuit
Pendant de longs instants, rien n'existe désormais
Tu es là devant moi, ton sourire me suffit...
Tu offres en entier tout ce que tu as en toi
Ta joie de vivre, ton rire frais plein de candeur
Sur la scène illuminée, je ne vois que toi
Qui fait battre mes mains, qui fait battre mon coeur.
Sur les cordes de ta guitare, tu nous emmènes
Dans le plus beau, le plus fantastique des voyages
Toi, le grand saltimbanque, un enfant de bohème
Aux yeux bien plus bleus que le plus pur des rivages.
Bientôt, je le sais, épuisé tu t'en iras
La salle se videra... les spots s'éteindront...
Mais toujours dans le ciel, une lumière brillera
Celle du grand Joe Dassin, étoile de la Chanson...

Le chemin de la gloire s'est ouvert devant vous, Joe, mais, je vous en supplie, n'oubliez pas de daigner poser un regard sur celles qui ne voient que vous, celles qui croient en un Dieu éternel que rien ne souillera. Bravo JOE, et merci à vous pour la joie et la poésie que vous nous offrez si gentillement chaque soir, à chaque instant, vous l'un des plus beaux, des plus grands et des plus doux symboles de l'Amour...

Patricia Boymond
(Le poème et le texte offerts "intégralement" à Joe)
Recueilli par Jean-Claude Robrecht


Depuis que je suis née
Tu as toujours été et tu seras à jamais
Mon chanteur préféré.
Je t'ai tout de suite adopté,
Avec moi, tu es toujours resté.
Ta voix m'a complètement séduite
Dès le premier jour, j'étais pourtant toute petite.
Handicapée, je ne pouvais
Et ne peux pas marcher,
Tu m'as beaucoup aidée.
Même si tu continues à me manquer,
Je ne t'oublierai jamais,
Encore je t'aimerai comme au premier jour.
Grâce à toutes tes chansons,
Tu me donneras toujours
Tout ton Amour.

Myriam Van Geel
Recueilli par Jean-Claude Robrecht


Un simple bouquet de fleurs
Pour un aussi grand chanteur
Celé n'est vraiment pas assez
Mais il contient toutes nos pensées
Dix-huit roses au parfum discret
Chantent nos passions, nos secrets
Dix-huit roses à peine écloses
N'osent aujourd'hui devenir moroses
Cependant pour un talentueux chanteur
Une larme argentée s'échappe de leur coeur
Par amour... par tendresse...
Peut-être aussi par detresse !
Joe, tes amis seront toujours près de toi
Jamais, ils n'oublieront ton sourire,
ton regard et le charme de ta voix
En ce jour inoubliable du vingt août
A toi seul, ils te diront les mots les plus doux.

Martine (Belgique)
Recueilli par Jean-Claude Robrecht

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